Lettres ouvertes à Monsieur le Président de la République. : Arrêtons le compteur de la dette.

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Paris, le 31 octobre 2011

Monsieur le Président,

Les Français comprennent très bien que des taxes supplémentaires peuvent poser problème.

Ne peut-on pas, en accord avec les pays concernés :

  • appliquer une cotisation sociale de 6 à 10 % sur tous les produits en provenance de tous les pays dont le régime social est déséquilibré par rapport au nôtre ?

  • appliquer une baisse, sous forme de subvention ou autre, de l’ordre de 6 à 10 %, sur tous les produits que nous exportons vers ces pays ?

La solution serait équitable.

Sachant que la France et l’Europe importent beaucoup plus qu’elles exportent vers ces pays, le différentiel apporterait chaque année de 10 à 30 milliards pour les services sociaux de notre pays.

D’autre part, 6 à 10 % d’augmentation à l’achat peuvent très bien être absorbés par les importateurs et les circuits de distribution qui bénéficient d’une très forte marge sur ces produits.

Nous aurions par conséquent une quasi stabilité des prix pour le consommateur.

C’est une idée que le Français accepterait certainement mieux que de recevoir de l’argent, fut-il sous forme de prêt gagné sur le dos des travailleurs français et qui ne réduirait pas la dette.

En espérant avoir retenu votre attention,

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Michel LECLERC

Paris, le 31 octobre 2011

Monsieur le Président,

Dans votre discours télévisé de la semaine écoulée, vous avez parlé brièvement de nos exportations.

Les PME et les PMI sont bloquées dès qu’il faut exporter puisque trop cher et trop compliqué.

Ne serait-il pas possible, comme le font l’Allemagne et le Portugal, d’utiliser l’immense réseau de nos ambassades et de nos consulats dans le monde, en développant et renforçant de véritables pôles de distribution et en mettant à la disposition de ces entreprises, les commerciaux, les locaux, les bureaux et l’infrastructure informatique nécessaire et ce, moyennant un pourcentage modeste sur les ventes qu’elles effectueraient.

La langue, l’éloignement et la réglementation locale de ces pays sont autant de blocages difficiles à surmonter.

Ne pourrait-on pas mettre un guichet unique des banques dans ces ambassades afin de simplifier la sécurité de paiement et les crédits possibles ?

Tout ceci peut constituer une utopie, mais aussi un réseau exceptionnel permettant de mieux équilibrer le déficit actuel de nos exportations.

Les produits français, la technologie française, l’industrie de luxe française, le tourisme français, sont autant d’atouts pour rééquilibrer notre balance commerciale. Faut-il le vouloir.

Ainsi, à la diplomatie viendrait s’ajouter un moyen de mieux faire connaître et de mieux vendre ce que fait la France.


Equilibrer notre balance commerciale dans ces conditions, c’est aussi réduire massivement notre chômage.

En espérant avoir retenu votre attention, recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Michel LECLERC

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